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Protection légale

Les bases légales de la protection des chauves-souris en Suisse se trouvent dans les textes suivants:

Loi fédérale du 1er juillet 1966 sur la protection de la nature et du paysage (Loi sur la protection de la nature et du paysage, LPN) art 3 et 18

Ordonnance du 16 janvier 1991 sur la protection de la nature et du paysage (Ordonnance sur la protection de la nature et du paysage, OPN) art 14 et 20 et compléments

Chaque canton peut élargir par ses propres lois la portée de cette protection légale.

Cette mise sous protection est justifiée par la « Liste Rouge » des mammifères de Suisse, qui inventorie les espèces, leur degré de menace et les causes principales de ces dernières. Dans le cas des chauves-souris, sur 26 espèces mentionnées (les deux dernières ont été découvertes récemment), 13 sont menacées ou très menacées, les autres étant soit peu communes en Suisses (moins de 10 observations en un siècle), soit relativement fréquentes, mais néanmoins potentiellement menacées. De plus, il est difficile pour un non-spécialiste de faire la différence entre une espèce et une autre. Toutes les espèces méritent donc leur inscription comme espèces protégées.

Les bases légales étant posées, il faut encore mettre sur pied une protection concrète. La Suisse s’est doté pour cela du CCS (Centre de coordination Suisse pour les chauves-souris), formé par le CCO, le KOF et un conseil scientifique.

Les deux centre « est » (KOF) et « ouest » (CCO) sont chargés de la protection concrète des chauves-souris avec un correspondant régional dans chaque canton, qui travaille en contact avec le service cantonal de la faune, assisté par un réseau local de personnes.

Protection pratique

Les personnes désirant aider les chauves-souris peuvent entreprendre diverses actions pour protéger leurs habitats et leurs terrains de chasse.

L’uniformisation des paysages est une cause essentielle dans la disparition des chiroptères. L’élimination des haies, des bosquets, des broussailles, entraîne par endroits la disparition de certaines espèces. Les Rhinolophes ont presque disparu avec la destruction des bocages et l’utilisation d’insecticides. La destruction des gîtes, comme la démolition des ruines, la modernisation des vieux bâtiments, la fermeture hermétique des greniers ou des clochers pour empêcher l’occupation du site par les pigeons, la fermeture des caves, l’abattage des arbres creux ou des vieux arbres, sont les raisons principales de lar égressions des chauves-souris. L’emploi dans les greniers ou sur les charpentes de produits d’imprégnation, qui permettent d’empêcher les attaques par les insectes, provoque des intoxications (les animaux se frottent contre les charpentes, se lèchent pendant leur toilette, et ingèrent aussi les produits toxiques). Les dérangements incessant dans les grottes en hiver, sont aussi la cause de nombreuses disparitions. Enfin, les accidents sur le bord des routes peuvent aussi générer des diminutions de population. Dans des lieux proche de colonies, sur une route cantonale, les véhicules percutent une chauve-souris par kilomètre/an en moyenne. Dernier point, les conditions climatiques défavorables peuvent entraîner des diminutions de population, dans la mesure où des températures très basses et une météo très humide pendant un été peuvent engendrer la mortalité de la plupart des jeunes de l’année.

Il existe des mesures pour leur protection.

Dans les grottes fréquentées en hiver par les spéléologues, un avertissement peut être posé leur demandant de ne pas déranger les chauves-souris. Des sites peuvent être fermé par des grilles.

Pour l’imprégnation des charpentes en vue de leur protection, il existe aujourd’hui des produits fabriqués de manière à préserver les chauves-souris.

La plantation d’arbres et d’arbustes feuillus indigènes (haies, vergers, hautes tiges, bosquets, …) permet de recréer des milieux de chasse favorables à certaines espèces et favorise la biodiversité. De même, la création d’une mare naturelle dans son jardin contribue à l’amélioration de la qualité du milieu pour les chauves-souris.

Même dans son jardin, l’utilisation plus limitée des pesticides chimiques est importante. L’impact de l’utilisation domestique de produits est trop souvent sous-estimé. Chacun peut, chez lui, à son niveau, contribuer à rendre l’environnement plus sain et accueillant pour la faune sauvage.

On peut également aménager chez soi des gîtes pour les chauves-souris, c’est-à-dire des endroits calmes, sombres et bien chauds en été, avec des accès spécifiques. Un grenier, un espace entre la toiture et la sous-toiture, un espace derrière un bardage, un vieil arbre dans le jardin, un lierre sur la façade, un vieux tas de bois, un nichoir, sont autant de gîtes potentiels pour ces hôtes de marque ….

Les chauves-souris peuvent s’installer dans de nombreux endroits dans et autour de la maison.
Pensons à leur laisser une petite place.

Qui sont leurs prédateurs:

Les prédateurs naturels sont les chouettes, les fouines et quelques fois les faucons et les chats sauvages.
À ces prédateurs naturels s’ajoute le principal : le chat domestique.

Il attend les chauves-souris à la sortie d’une cheminée ou d’un trou, joue avec et la tue. Si elle parvient à s’échapper, elle est blessée (déchirure de l’aile ou hémorragie interne) et ne survivra que difficilement.

Les chauves-souris et les arbres (document PDF)
Quelques conseils mis à disposition par David Bärtschi du CCO-Genève

 

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